Dans la complexité absolue des temps qui viennent, nous choisissons la beauté du monde pour 2022.  Ce sont nos bons voeux pour cette  nouvelle année.  Comme refuge pour préserver l’enthousiasme. Cette part de nous-même qui nous fait avancer. 

Puisse la beauté du monde de 21 nous éblouir encore aux larmes en 22. Puissions-nous, soir et matin, regarder le ciel, notre ami pour toujours. Puisque depuis des mois, entre chaos et apocalypse pandémique, la nature, le ciel et le soleil conjugués nous offrent, dans le sud, des couchers et des levers de soleil d’une intensité et d’une colorimétrie parfaitement inédites. Et c’est ainsi que l’on peut capturer en soi, toute la beauté naturelle qui nous est mis à disposition, le plus souvent à portée de la main, au bout de nos yeux. Plus que jamais, c’est le cas dans la frange littorale du sud qui tergiverse entre douceur inédite et temps glacé. Puissions-nous dans ce ciel d’hiver y trouver des raisons d’espérer, pour demain, pour les mois qui viennent. Les derniers vrais bons vœux de joie spontanée et d’allégresse remontent finalement à janvier 2020, le temps béni de l’insouciance, la  quasi certitude des  jours heureux et des nuits incandescentes. Aujourd’hui, c’est le ciel qui  brûle. Mais qu’importe ! C’est l’enthousiasme qui soulève le poids des années. C’est la supercherie qui relate la fatigue du siècle. C’est René Char qui l’écrivait dans Fureur et Mystère. Et c’est  devenu notre devise, avant même que les  virus à géométrie variable nous menacent.