Ivermectin : le Covid-19 condamné à mort dans des éprouvettes australiennes
© Monash University / Monet pour Adobe Stock

La molécule ivermectin peut-elle  devenir  une autre cartouche pharmaceutique pour freiner, voire stopper l’offensive du Coronavirus ? C’ est ce que pensent des chercheurs en Australie et en France. En supplément de la Chloroquine ! Même si cette seconde piste sera encore longue à explorer.

Kylie Wagstaff, docteure en biochimie et biologie moléculaire à  l''institut de médecine de l' université de Monash à Melbourne (Australie). (c) Monash university.
Kylie Wagstaff, docteure en biochimie et biologie moléculaire à l”institut de médecine de l’ université de Monash à Melbourne (Australie). (c) Monash university.

Noir sur blanc, sur les graphiques de la publication scientifique du 3 avril dernier (Antiviral research la bible des épidémiologistes), la courbe d’affaiblissement, puis de disparition du SARS-COV-2 (Covid-19) est abyssale puis carrément verticale. En l’espace de 48h00 un traitement unique avec la molécule ivermectine a permis de réduire drastiquement la charge virale, de passer de 5 000 unités de virus à une seule, soit un taux d’éradication de 99,98 %.

L’ expérience inédite a été menée à la Monash University de Melbourne (Australie) par l’équipe scientifique de la Docteure Kylie Wagstaff. Ce même établissement à la pointe de la recherche pharmaceutique mondiale travaille actuellement sous la direction du professeur Colin Pouton à trois solutions de vaccins ou de parades contre le Coronavirus.

Cette fameuse courbe de l’espoir dans l’éprouvette de Melbourne, reprend exactement le même graphisme inversé des diagrammes de mortalité, vertigineux, que nous avons tous gravés dans nos mémoires, pour des territoires comme la Lombardie, Madrid, New York sur deux semaines au plus fort de l’orage pandémique qui a emporté dans la tombe des milliers de personnes. La nouvelle de cette réussite en laboratoire a créé une enthousiaste onde de choc dans les milieux scientifiques mondiaux.

Prudence après la révélation in-vitro. Mais  détermination

Médincell, laboratoire spécialisé dans la lutte contre les maladies parasitaires. (c) Médincell

Cette constatation in-vitro des chercheurs australiens a été reçue comme une validation du potentiel anti-viral de l’ivermectine sur COVID-19 chez Médincell à Jacou près de Montpellier. Ce  laboratoire pharmaceutique français de recherches de pointe connait cette molécule sous toutes ses coutures.

« C’est une grande nouvelle mais pour l’instant, il s’agit simplement d’une validation in-vitro en laboratoire », explique David Heuzé, directeur de la communication de MedinCell. Il est confiant mais mesuré sur la suite du chemin scientifique à parcourir. « Il faut maintenant que des essais cliniques valident le potentiel curatif sur le vivant . L’équipe de Médincell, dirigée par Christophe Douat, travaille déjà sur un programme de développement de produit injectable de 3 mois pour lutter contre le paludisme. Nous avons lancé, il y a quelques semaines un projet de recherche pour une formulation injectable à action prolongée d’Ivermectin estimant que la société pouvait avoir un rôle à jouer dans la gestion du Covid-19. Il s’agira pour nous de vérifier l’efficacité potentielle d’un injectable à action prolongée sur la prévention et donc sur la rupture de la chaîne de transmission. En cas de succès, notre technologie d’injection sous-cutanée (BEPO) pourrait offrir une solution abordable  pouvant être rapidement déployée » poursuit David Heuzé.

Tombée dans le domaine publique, la molécule d’ivermectine est déjà mondialement connue et utilisée contre la gale ou la cécité des rivières en Afrique. Médincell, dont le siège social et les laboratoires de recherche sont basés à Jacou, au nord de Montpellier (Hérault) est une PME référencée au niveau mondial pour ses travaux sur l’éradication des grandes maladies mondiales. 

. La PME Fondée là l’incubateur de Montpellier (BIC) en 2003, a reçu en novembre dernier une nouvelle bénédiction financière (19 M $) de la fondation philanthropique Melinda et Bill Gates pour son travail de lutte contre le paludisme. Le 25 mars dernier, le laboratoire vertueux de Jacou qui emploie 135 personnes a également bénéficié de subventions de l’agence internationale de santé Unitaid pour financer les travaux précliniques de l’ivermectine sur le paludisme. L’enchaînement de ces bonnes nouvelles  a généré à Paris (Euronext) une bataille boursière sans précédent sur le titre.