Ôdeep one, le géant des mers et Régis Revilliod, le présdent d'OFW group. Avant le départ du port de Sète pour la première campagne de pêche. (c) topsud news
Ôdeep one, le géant des mers et Régis Revilliod, le présdent d'OFW group. Avant le départ du port de Sète pour la première campagne de pêche. (c) topsud news

« C’est la mer à boire ! » Dans le bon sens de la tasse. Pour se faire du bien et pour s’insérer dans un nouveau protocole de fourniture d’eau. C’est Ôdeep !

Entre fébrilité et enthousiasme, les soixante-cinq membres d’équipage du navire Ôdeep One viennent de quitter le port de Sète (Hérault) en ce début janvier. Il s’agit de la toute première campagne de pêche  d’eau de mer pour embouteiller Ôdeep la boisson des profondeurs riche en sels minéraux concentrés après avoir été débarrassée du sel (35grammes par litre). Le projet porté par Océan Fresh Water group propose une alternative inédite aux boissons d’origine terrestre et un modèle totalement nouveau puisque ce navire de prés de 200 mètres de long et de 28 000 tonnes a embarqué une chaîne complète de traitement des eaux pompées, d’embouteillage et de conditionnement.

Ôdeep one, le géant des mers et Régis Revilliod, le présdent d'OFW group. Avant le départ du port de Sète pour la première campagne de pêche. (c) topsud news
Ôdeep one, le géant des mers embarque une chaîne d’embouteillage ultra-moderne pour enchaîner les opératons aprés pompagne. Régis
Revilliod, le présdent
d’OFW group. avec Carl Revillod, son fls drecteur de la flotte. (c) topsud news

« Une fois pompée, l’eau est immédiatement traitée, débarrassée de son sel et embouteillée. Toutes les opérations sont enchaînées sans position de stockage » explique Carl Revilliod, 31 ans, directeur de la flotte Océan Fresh Water ships qui compte deux bateaux (Little Ôdeep un minuscule bateau laboratoire et le géant des mers Ôdeep One) en attendant l’arrivée d’ici juin prochain d’un deuxième navire-usine afin d’approvisionner parallèlement les marchés d’Asie et d’Europe.

Ôdeep pour désaltérer l’Asie

« Dans notre système, c’est la  source de la boisson elle-même qui se rapproche du consommateur final. Ainsi à partir du deuxième semestre 2020, Ôdeep One ira-t-il pêcher au large des Philippines pour alimenter en circuit-court les prolifiques marchés chinois, nippon ou philippin, cependant que le deuxième navire produira en Méditerranée pour l’ Europe » ajoute Régis Revilliod, père de Carl et président fondateur en 2013 de ce véritable OFNI (objet flottant non identifié) pour fournir cette eau précieuse des profondeurs riche de sels minéraux différents pour redonner du tonus et aussi dynamiser le goût du thé chinois. Pour mener à bien cette prouesse technologique, le président visionnaire a réussi une transposition de ses deux métiers : capitaine au long cours de la marine marchande, puis ingénieur-conseil en construction d’usines d’embouteillage, plus la sagacité de son fils Carl qui va lui-même gérer le projet. « Sur terre la construction d’une telle usine d’embouteillage réclame un délai de cinq ans en tenant compte des démarches administratives. Là, c’est bien plus rapide, un peu plus d’un an, avec l’usine réceptionnée en Chine puis démontée et transportée jusqu’en mer du nord pour être installée dans ce bateau gigantesque capable de braver les glaces » poursuit Régis Revilliod. Un an de délai oui, mais plus tout de même un bon mois de réglages à quai à Sète pour que l’usine d’embouteillage tourne comme une horloge suisse ! Pour porter ce projet des profondeurs, les actionnaires dont la famille Revilliod ont investi 30 M€ plus une levée de fonds en cours de 20 M€ supplémentaires. Car il s’est agi de faire l’acquisition de cet étonnant navire, un train-ferry de l’ère soviétique, autrement dit un ferry capable de transporter un train entier (wagons porte-char, locomotives) de l’armée soviétique, y compris les soldats de l’armée rouge logés dans 150 cabines.

Pas  de fuel lourd pour Ôdeep One

Ôdeep one à quai à Sète
Ôdeep one à quai à Sète.

Le Saint Petersbourg entame ainsi sa troisième vie après avoir été transformé en ferry classique pour assurer la ligne maritime Kaliningrad-Saint Petersbourg. Cette troisième existence “Ôdeepienne” est projetée dans le plus grand respect de l’environnement. « Ici les machines ne tournent pas au fuel lourd comme la plupart des paquebots de croisière. Cela revient 30 %  plus  cher mais c’est plus facile à utiliser et nous anticipons sur les mesures  à venir pour limiter l’usage de ces carburants particulièrement polluants » argumente Carl Revilliod, patron-référent des bons usages à bord. Carl plaide pour l’installation de panneaux solaires et même d’une grande voile de kite pour faire avancer le bateau sans moteurs au moment des séquences de pompage. Les contenants  de l’eau des profondeurs sont en plastique recyclé et les palettes elle-mêmes sont conçues pour être assemblées et ainsi pouvoir créer un abri de fortune en cas de crise humanitaire. Alors, on comprend mieux l’engouement général qui se développe aujourd’hui autour d’un tel projet off-shore. Ôdeepien et abyssal attachement !

Quid Ôdeep ?

Ôdeep, la boisson des profondeurs est consommée depuis déjà dix-huit mois grâce au travail de pompage de Little Ôdeep. En France, elle est actuellement commercialisée dans des épiceries fines, sur internet en attendant des référencements à venir dans des  grands chaines de magasins. À ce jour, les chinois sont les meilleurs dégustateurs de cette « thalassothérapie de l’intérieur du corps ». Ôdeep est conditionnée en bouteille de 60 cl et en bag en box de 5 litres. Son prix public moyen constaté est de  1,90 € pour la bouteille classique. À Sète, les qualités d’Ôdeep semblent avoir convaincu les  brasseurs locaux qui promettent une bière des grandes profondeurs  fabriquée avec Ôdeep l’eau des océans, pompée par 300 mètres fond mais au dessus de grandes  fosses qui  descendent à 2000 mètres. Pour désaltérer tous les marins !

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