Les vignerons du domaine du Château de l’Escarelle dans le Var attendent beaucoup de Vinisud.

Le marathon dégustatif des vins du sud a débuté ce dimanche matin.  Vinisud, dans sa version annualisée  est déployé sur un espace restreint, 950 exposants (France, Espagne, Italie, Portugal, Grêce…) contre 1670 en 2016 mais avec la promesse de toucher quelques-uns des 20 000 pros attendus pour signer des bons de commande. « C’est pour nous très important  de pouvoir faire  déguster notre nouveau millésime à nos clients et aussi à de nouveaux prospects » expliquent Patrick Lobier et Valérie Maquet, du domaine du château de l’ Escarelle dans le Var qui attendent beaucoup de ces trois jours pour trouver de nouveaux débouchés à leur production en Côteaux varois d’appellation : 1 million de bouteilles dont 30 % vendus à l’export. « Ce salon s’annonce parfaitement bien. Nous avons d’ores et déjà plus de rendez-vous que sur un salon normal. Plus de  dix contacts préenregistrés sur les deux premiers jours et ce matin, nous avons agrafé deux clients qui passaient par là, dont un acheteur canadien prometteur » ajoute Thomas Gibbli, le président  de la compagnie Rhodanienne, partisan de ce salon chaque année. Pendant que les « gourous » du business mondial du vin arpentent les allées, dégustent,  recrachent et questionnent, 152 cadors  grands acheteurs premium, studieux et appliqués sont en speed dating au FIA, le Forum International d’Affaires de Sud De France Développement. Ils ont dégusté, ils ont  aimé et ils ont fléché des bouteilles. Le producteur invité  en rendez-vous a 45 minutes pour convaincre, négocier, arracher un contrat ou un contact ultérieur. Le rendez-vous est payant. Dans tous les sens du terme. 120 € pour le vigneron. Mais il peut déboucher sur une collaboration commerciale  de longue haleine. « Ce matin, je viens de couvrir 40 000 kilomètres. J’ai fait des rendez-vous  avec deux américains, du Minnesota et de New York, avec un acheteur de Singapour et un de Hongrie. Pour faire de tels rendez-vous, j’aurai dû prendre l’avion, le train, dormir à l’hôtel.  Là, je n’ai eu que le hall à traverser » raconte Rodolphe De Pins, du château de Montfaucon (Gard) en appellation Lirac, qui attend beaucoup de son prochain rendez-vous avec un acheteur israélien entre deux rendez-vous sur son stand Inter-Rhône  du salon Vinisud. « L’intérêt  de notre salon cette année, c’est que le ratio entre le nombre d’exposants et le nombre de visiteurs est exceptionnel. On atteindra sûrement  23 acheteurs pour un vigneron » estime Fabrice Rieu, président de Vinisud.

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