Elle n’en revient pas elle-même, Mary Mool,  du succès de son accrochage à L’Insensé café amarré  sur le parvis  du musée Fabre de Montpellier (Hérault) . En l’espace de quelques semaines, ses vingt-quatre tableaux très pigmentés ont suscité l’intérêt des  clients ou de simples  visiteurs  venus se détendre le gosier à la sortie de l’exposition du musée  Fabre  (Francis Bacon-BruceNauman, Face à face).

« Les retours sont très positifs. Et  il y a même des acquéreurs au-delà de mes objectifs personnels. Mes peintures auront une  autre vie ailleurs . Et j’ ai le sentiment que mes tableaux sont appréciés par de  véritables amateurs d’art  qui les découvrent en sortant du musée. C’est pour moi une belle reconnaissance» explique cette artiste de 54 ans,  spécialiste des ressources humaines dans la vraie vie, arrivée sur le tard   dans les couleurs.

 

« Choper les couleurs »

« C’était il y a dix ans. Je voulais refaire la décoration  de  mon intérieur et rien de ce qu’on me proposait  ne me convenait. Alors j’ai moi-même pris les pinceaux. L’essentiel pour moi, c’est la couleur. Il me faut choper la couleur et la restituer, vibrations comprises, sur la toile. Cela tient à la fois de l’abstrait, du  figuratif du naïf » poursuit-elle. C’est sa fille, Clémence, étudiante en archéologie et rompue à l’exercice des évènements artistiques  qui a poussé Marie-Magdeleine Garcia, de son vrai nom, à sortir les toiles de la clandestinité familiale dans laquelle elles étaient claquemurées.

« C’est elle qui m’a poussé à me jeter à l’eau. Même si j’avais déjà été approchée pour participer à un échange avec le musée de Cologne l’hiver dernier. Je peins dans mon salon, au gré de mes inspirations, le jour où la nuit, plutôt la nuit d’ailleurs » ajoute-t-elle.  Reste à  percer un mystère dans la vie de Marie  Magdeleine :  ce  nom d’artiste de  Mary Mool. « A vrai dire, c’est  parti d’un délire entre copines  au sortir  d’une exposition de peinture que nous avions visitée à Gap dans les Hautes Alpes. Chacune  d’entre nous a adopté ce nom de Mool dans ses activités en référence à l’artiste allemand très délirant qui nous avait fait passer un très bon moment. Ainsi je complète la trilogie Mool » explique-t-elle.  L’exposition se poursuit au restaurant l’Insensé jusqu’au 4 septembre. Avant une nouvelle destination.

Photos TopSud News. Droits  réservés.

 

Restaurant l’ Insensé  Café.   39 boulevard Bonne-Nouvelle,   34000 Montpellier. 

9:30–22:00. Tel 04 67 58 97 78